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Reflets du Passé

Actualité de l'auteur et de sa collection aux éditions Dualpha, ayant vocation à exhumer des textes toujours d'actualité. Thèmes abordés : Magie,illusionnisme, prestidigitation, ésotérisme. Pour tous contacts avec la rédaction de ce blog, pour poser vos questions, et pour être averti de nos nouvelles mises en ligne : refletsdupasse@gmail.com Attention tous les textes mis en ligne sur ce blog sont soumis au Droit d'Auteur.

lundi 31 décembre 2012

NEOOCCULTISM, The (1895-1900).

En cette veille de XXe siècle, celui du « triomphe de la science et des progrès techniques », qui allait s’afficher dans les colloques, les colonnes des journaux et dans une politique volontariste d’évolution scientifique, la magie pouvait espérer glaner quelques avancées. L’une de ces répercussions se traduira par la récupération des rayons X, découverts en 1895 par le physicien allemand Wilhelm Röntgen (1845-1923), à des fins de pur divertissement. Si les progrès sont européens, force est de constater que l’utilisation des rayons, dans ce qui s’appellera le « néo-occultisme » s’émancipera, comme souvent, depuis les États-Unis. Sir William Crookes (1832-1919), chimiste et physicien anglais, inventeur du premier tube dit « à vide », via une bobine de Ruhmkorff (un transformateur à basse tension) produit une lumière verte fluorescente, qui va rapidement séduire les prestidigitateurs. Sa première démonstration en France se déroule à Paris, au Grand Café, boulevard des Capucines, dans la salle du sous-sol, le Café indien (sur l’actuel emplacement du Café Lumière de l’hôtel Scribe), peu avant la projection des frères Lumière (le 28 décembre 1895) devant un modeste parterre de trente-trois spectateurs. L’un des témoins privilégiés de ces deux innovations, un certain Georges Méliès (1861-1938, voir notice in Tome I) comprendra quasi-instinctivement le profit à tirer de la soirée, dans le cadre de ses futures activités professionnelles. On verra cette même année apparaître des séances de spiritisme animées par des médiums aux rituels pseudos scientifiques : ils portent des gants (de protection) enduisant les squelettes de poudre fluorescente, les saupoudrant de sels néo-fluorescents. On invoque les esprits en convoquant les rayons X, et la mode se propage bientôt à toutes les salles de spectacles, à tous les salons mondains soudainement envahis par les apparitions lumineuses. Le vocabulaire est aussi variable qu’abscond : « séances de radioscopie, démonstrations de fluorescence des matières vitrifiées ». Le tube de Crookes et son générateur dissimulés derrière des tentures noires permettent sous l’impulsion du magicien, de faire surgir de l’obscurité des montres, de la verrerie, des bijoux devenus verts et incandescents à la manière des fantômes, voire des facétieux esprits frappeurs. Ne trouve t-on pas cette même couleur dans les catacombes, résultant de la décomposition des ossements dans un air peu renouvelé, n’est-elle pas celle des feux follets légendaires ? (« Une émanation conjointe de méthane à partir de plantes en décomposition et de formes chimiques du phosphore et/ou d’hydrogène phosphoré émis par la décomposition d’un cadavre animal », nous disent les définitions scientifiques). Le filon est si lucratif que les forains proposent bientôt des baraques à rayons, avec des séances à 10 sous. (En comparaison, la séance des frères lumière valait 1 franc). Les théâtres, les grands magasins, les musées et autres baraques foraines, nul n’échappe à cet effet de mode, devenu des plus abordables, et « sans aucun danger » précisent les affiches. Cet engouement sera largement « débiné » par l’éditeur américain Albert Allis Hopkins (1869-1939) dans son redoutable recueil de tours explicités : Magic : Stage Illusions, Special Effects and Trick Photography publié en 1897 (Munn & Co.). « (…) Ce qui suit va révéler une scène assez étrange, capable de plonger le plus intrépide des mondains, dans un tourbillon (…) Le courant qui produit les rayons X est dirigé dans le tube de Crookes par des fils. Ce dispositif peu encombrant peut être placé derrière une porte ou dissimulé sous des draps noirs. Les objets destinés à devenir lumineux sont placés aussi près que possible du tube. Dans l’expérience, on observe un homme qui dîne (sans doute myope, car il porte des lunettes). Il est armé d’un couteau et d’une fourchette, il s’attaque à son beefsteak, sous la lumière d’une unique bougie. Un rideau noir est placé de l’autre côté de la table, derrière lequel se cache un squelette recouvert de sulfure de zinc. La bougie s’éteint et soudainement, des objets luminescents apparaissent sur l’étoffe noire : un verre, une carafe d’eau, des couverts, en lévitation, à la manière de lucioles. Un invité sinistre apparaît alors sous la forme d’un squelette en face du monsieur myope, qui a disparu, et dont, seules les lunettes restent apparentes, comme en suspension. (…) Des mains se déplacent dans l’obscurité au-dessus de la tête des spectateurs, croissant et disparaissant à de multiples reprises. (…) Dans le but de rendre l’expérience plus concluante, il est permis aux membres les plus incrédules d’attacher le monsieur (myope) fermement à sa chaise, et s’ils le désirent, de tenir ses mains et ses pieds pendant toute la durée de l’expérience. Explication : les rayons X traversent le tissu noir depuis la porte qui cache le tube de Crookes et passant à travers le corps de l’homme et rendant lumineux les objets en verre recouvert de sulfure de zinc. Comme pour les mains mystérieuses, ce sont tout simplement des gants recouverts de la même substance et fixés à l’extrémité de longues tiges qui sont déplacées dans toutes les directions par des assistants vêtus de combinaisons noires ». (P. 100), Traduction libre de l’auteur. Bibliographie : Charles Robert Richet, Traité de métapsychique, 1923. Extrait de : Troisième Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, éditions Dualpha, à paraître (2013). © Richard Raczynski.

vendredi 21 décembre 2012

The Incredible Burt Wonderstone & Presto, le retour gagnant du 7e Art magique.

La magie signe son grand retour au cinéma, dans le domaine de la comédie. « The Incredible Burt Wonderstone », un film américain, actuellement en cours de tournage, réalisé par Don Scardino, dont la sortie en salles est prévue pour 2013, mettra en vedette Steve Carell et Jim Carrey, qui se retrouvent après Bruce tout-puissant. Sur un scénario de John Francis Daley et Jonathan M. Goldstein, Chad Kultgen : un magicien sur le déclin Burt Wonderstone (Steve Carell) et son partenaire Anton Marvelton (Steve Buscemi) se produisent devant un parterre clairsemé, alors même qu’un magicien des rues (Steve Gray -Jim Carrey) connaît un succès populaire sans précédent. Cette soudaine concurrence va relancer la carrière moribonde de Burt, en l’obligeant à se remettre en question, lui faisant redécouvrir les racines de sa passion pour l’Art magique.
Internet permet l’accès au court métrage « Presto » (une animation en 3D) créé en 2008 par l’américain Doug Sweetland, un réalisateur numérique des studios Pixar, pour Disney. Une pure merveille. Le magicien Presto n’a pas voulu offrir de carotte à son lapin affamé nommé Alec Hazam avant un spectacle. Ce dernier refuse alors de sortir du chapeau du magicien lors du show, et lui joue des tours pour le punir … Deux créations sur l’univers magique, deux très bonnes nouvelles pour sortir « triomphalement » de cette étrange fin du monde, et démarrer magiquement 2013 en entrant dans l’année du Serpent.

lundi 10 décembre 2012

PRESTIDIGITATION ou MAGIE ?

Certains amateurs d’affiches de prestidigitation seront troublés par la ressemblance entre cette affiche « anonyme » (circa 1900) provenant du monde de la prestidigitation (professionnelle) et un rapport direct, avec l’iconographie de la bande dessinée de Hugo Pratt (in Fable de Venise, 25e album du héros marin), mettant en situation, le héros Corto Maltese (tombant accidentellement, mais le hasard existe-t-il ?) dans une loge maçonnique, la loge d’Hermès (interdite, puisque l’action se déroule en 1925, sous la montée du Fascisme). Ce même Hugo Pratt (1927-1995), met en scène le ténébreux Raspoutine, un client qui avait ses habitudes dans le magasin de magie parisien situé rue des Carmes (et qui existe toujours), ramenant des tours automatiques, à destination du Tsar et de son entourage. Il apparaît en songe sous l’apparence de Saud Khalula. Ces remarques s’inscrivent dans le suivi des articles du Blog : Culture et Patrimoine maçonniques du G.O.D.F. (http://www.godf.org/museefm/blog/?cat=91). Bibliographie : Italie : Favola di Venezia (Sirat Al-Bunduqiyyah), en couleurs dans le supplément hebdomadaire de L'Europeo, du n° 21-22 du 3 juin 1977 au n° 51 du 23 décembre 1977. France : Fable de Venise (Sirat Al-Bunduqiyyah), en noir et blanc dans les n° 12 à 15, du mensuel (À SUIVRE) en 1979.
Mais l'affiche de départ fut aussi "habillée" pour d'autres artistes :

The Fak-Hongs (une lithographie allemande de Adolph Friedländer à Hambourg).

dimanche 9 décembre 2012

DICKMANN- MINALONO (N.) (1870-1947).

Fabricant d’instruments de prestidigitation. Membre de l’Entente Cordiale aux côtés de Lenoir, Robart, Spiégel, le Capitaine Royer, Royer fils, Ménétrier, James O’Neill Fisher (né en 1895, secrétaire du Magician Club), Alex Gordon, Gessing. Il s’agissait d’une structure amicale, établissant un lien professionnel et fraternel entre les prestidigitateurs français et britanniques, développée sous la houlette de l’incontournable fédérateur des arts magiques, Auguste Meynier, dit Agosta-Meynier (1861-1942, voir notice in Tome I) au sein du Syndicat International des Artistes Prestidigitateurs. La réputation de la société Dckmann perdure encore aujourd’hui dans la plupart des salles des ventes où les collectionneurs se montrent intéressés par ses mécanismes réalisés dans les règles de l’art : illusions optiques, appareils, fakes. Son catalogue comporte l’iconographie du Rire Parisien. Auteur-éditeur de : Dickmann-Minalono, Institut International de Magie, fabrique d'appareils de prestidigitation, catalogue général, Paris, Dickmann-Minalono, s.d., (probablement autour de 1932) de l'Institut international de magie. Fabrique d'appareils de prestidigitation. 3065 expériences ou appareils de magie : amusements et tours de Société ; expérience de prestidigitation ; les trucs d'évasions ; pseudo-magnétisme, spiritisme et fakirisme, la voyante et le mnémotechnicien ; les numéros excentriques : Clowns, tireurs, peintres, parodistes, ventriloques, guignolistes, numéros lumineux. « La Voyante » fait ici l’objet d’une édition posthume d’une centaine de pages, en 1948, permettant d’exécuter des tours de divination proche de ceux, exécutés par le duo de mentalistes français Myr et Myroska (voir notice) : « Méthode express de transmission de pensée ou pseudo magnétisme, suivie d’un aperçu des diverses méthodes pratiquées jusqu’à ce jour ». Oeuvres posthumes, 1ere partie, Paris : Editions de l'institut international de magie, 1948. Bibliographie : In L’Escamoteur, sous la direction de Robelly, années 1947 à 1951, p. 57. Sources : © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, et Deuxième Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, Richard Raczynski, aux éditions Dualpha.

mercredi 22 août 2012

FLOCKTON, John (1740-1794).

Artiste forain anglais, propriétaire d’un théâtre ambulant. On pouvait voir sous son chapiteau un programme mêlant esamoteurs, marionnettes, ombromanie et un mécanisme complexe dit mechanical clock capable de produire neuf cents figures différentes. Il se situe dans la chronologie des entrepreneurs de spectacles ayant contribué à implanter la magie, entre Philip Jonas (1767-1786) et l’Allemand Philip Breslaw (1726-1783) lors de son arrivée en Angleterre. L’une des poupées utilisées dans ses spectacles, peinte par J.Nixon en 1788, fut proposée à la vente le 27 juillet 2008, à Louisville dans le Kentuky, dans le cadre de la dispersion de la collection du magicien et ventriloque Jay Marshall (1919-2005). Thomas Frost le journaliste des spectacles sous l’ère victorienne (voir notice) revient sur ce vulgarisateur (et précurseur) de l’illusionnisme, qui mit en scène les artistes Daniel Gyngell (1773-1833, voir notice) et Sarah Flint avant de leurs revendre son théâtre (vers 1794), probablement peu de temps avant de mourir. Sous cette nouvelle direction, l’illusionnisme s’imposa comme un art majeur des spectacles de foire. Bibliographie : Magicol, n° 8, novembre 1961, John McCormick, Clodagh McCormick, John Phillips, The Victorian marionette theatre, 2004, Stanley Mayes, The Great Belzoni : The Circus Strongman Who Discovered Egypt’s, 2006. Source : Vente Christian Fechner, 27 octobre 2005, Swann Galleries, Mr. Flockton's Theatre (…) Mr. Flockton will display his inimitable Dexterity of Hand. © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, Richard Raczynski.

MANDRAGORE, La (1928).

Alraune. Pour rester dans le 7e Art et la magie, évoquons le film (muet) allemand du réalisateur et scénariste Henrik Galeen (1881-1949) dans une approche expressionniste, avec Paul Wegener (1874-1948), Brigitte Helm (1906-1996, l’héroïne du Metropolis de Friz Lang en 1927).
La Mandragore (Alraune en allemand) raconte une fécondation artificielle entre un criminel qui vient d’être exécuté et une prostituée, provoquée par un savant qui n’est pas sans évoquer la personnalité du docteur Mabuse. Une femme démoniaque et incontrôlable (sorte de Golem) est l’aboutissement de cette expérimentation. Le film s’invite dans l’univers du cirque et de la prestidigitation, comme pour gommer la frontière entre le réel et le fantastique. L’illusionniste (der zauberkünstler) est interprété par Louis Ralph (1884-1952) à son répertoire : apparition de bouquets depuis des cônes vides, disparition et multiplication de lapins, le fil sans fin (extrait de la bouche de son assistant). Enfin, pour le final : apparition et disparition de l’héroïne dans une cage, et son explication, avec un plan en coulisse, où les assistants s’activent à l’insu d’un public enthousiasmé. Bibliographie : Le Journal de la Prestidigitation, 1928. Henri Béhar, Le Cinéma des surréalistes, 2004. © Troisième Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, Richard Raczynski.

lundi 20 août 2012

MASQUES D’ARTISTES, 1928.

Le Journal de la prestidigitation revient en 1928, sur le film (américain) muet « Masques d’Artistes » réalisé dans les studios de la Paramount et dans lequel, nous dit le chroniqueur, l’illusionniste Norodin est enchaîné dans une malle, puis jeté à l’eau. Sur ce numéro d’escapologie, quelques précisions rétroactives sur le synopsis : Ce film met en scène une troupe itinérante d’artistes russes d’un cirque, composée d’acrobates, de clowns et de magiciens. Le héros, un certain « Norodin » (Clive Brook, 1887-1974), un brillant illusionniste, est amoureux de sa partenaire à la scène, Véra (Florence Vidor, Florence Arto, 1895-1977). L’osmose magique qui se dégage de leur relation est contrariée par le vil Eugène Foster (Lowell Sherman, 1885-1934) qui cherche à s’attirer sournoisement les faveurs de Véra. Norodin, croyant que Vera lui préfère Foster, décide de tirer sa révérence. Il simule sa mort lors d’un numéro à la Houdini, durant lequel il est menotté, puis enfermé dans un coffre qui est jeté dans une rivière. Il arrive à s’extraire de ses liens, nage en profondeur pour réapparaître au loin, laissant sa troupe croire à sa mort. Avec le temps, Véra prend conscience de la véritable personnalité de Foster, et décide de le fuir au quotidien. Elle se cache un jour, subrepticement dans une armoire truquée, vestige des appareils de Norodin. Foster arrive subitement, et veut l’en faire sortir, une explosion suivie d’une épaisse fumée lui barre « magiquement » le chemin de l’armoire, d’où surgit triomphalement Norodin. Un « Norodin » qui n’est pas sans rappeler un certain Harry Houdini. De cette lutte, entre le bien et le mal, Norodin sort vainqueur pour le plus grand plaisir des spectateurs. Bibliographie : In Le film complet du jeudi, 13-9-1928, couverture (voir photo). Ciné magazine, 1928 : « (…) À ce grand film succédèrent : Vienne qui Danse (où abondent d’adroites surimpressions), La Nature et l’Amour, Croquette, enfin cette semaine Fakirs, Fumiste» et Cie et Masques d’Artistes ». Titre original : You Never Know Women de William A Wellman, Avec Florence Vidor, Lowell Sherman, Clive Brook. © Troisième Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, Richard Raczynski.

jeudi 9 août 2012

BOY MAGICIAN, The (1909-1912).

Publication éditée en 1909 par Presto Publishing Co. (433 E. 76th St., New York City). Ce journal se présente comme l’unique organe de presse de prestidigitation (sur l’ensemble du territoire des États-Unis) destiné à la jeunesse et plus implicitement aux jeunes magiciens en herbe. On y retrouve des tours (dispensés par le professeur Carto), des articles sur les magiciens du moment (dont Harry Kellar, voir notice in Tome I) et de nombreuses publicités permettant de synthétiser l’offre magique new-yorkaise : Le Fakir Blackwell, Frank X. Chamberlin (voir notice), les magasins de magie de Charles Hagen, 433 East 75th Street, de A. Karlemann, 1005 Jackson Avenue. Sur les homonymies : le dessinateur Bert Whitman propose Balbo (voir notice), The Boy Magician en 1942 (in Master Comics de décembre) jusqu’en 1944, et en 2008, Popular Mechanics édite The Boy Magician : 156 Amazing Tricks and Sleights of Hand, sorte d’encyclopédie « à l’ancienne » reprenant des tours à la portée de tous les lecteurs. Référence : Vente Christian Fechner, 27 octobre 2005, Swann Galleries : Group of 14 volumes instructing young men in the secrets of magic. © Deuxième Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, Richard Raczynski. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

samedi 4 août 2012

CHARLIER

La coupe « Charlier » consiste à couper un paquet de cartes en deux, d’une seule main (la gauche), en faisant monter dans un premier temps, la moitié supérieure, puis la partie inférieure (afin de former un pont) en faisant ensuite retomber la moitié supérieure dans le creux de la main, recouverte dans le dernier mouvement par l’autre moitié. Cet exercice sert essentiellement à démontrer la dextérité d’un magicien. Il ne s’agit pas d’un tour, mais plutôt d’une séquence, qui peut venir s’intégrer dans l’exécution d’une séance de cartomane. Sur Charlier pratiquement aucune information biographique, son nom étant transmis chronologiquement par Hoffman (in More Magic pp. 9-10, et Tricks with Cards, 1889) qui le mentionne aussi dans une note de sa traduction du livre de Robert-Houdin Comment on devient Sorcier, Les Secrets de la Prestidigitation et de la magie, Secrets of Conjuring and Magic (1878). Un Charlier évoqué successivement par l’illusionniste anglais Charles Bertram (1853-1907) dans son Isn’t it Wonderful? (1896), puis par Howard Thurston (1869-1936, voir notice) dans son Thurston's Card Tricks (1901). Edwin A. Dawes dans Charles Bertram, The Court Conjurer (1997) atteste que John Nevil Maskelyne (1839-1917, voir notice) aurait acheté un jeu de cartes marqué Charlier à Londres vers 1873. Jeu de cartes aujourd’hui visible au Magic Circle’s museum de Londres. Rien n’atteste donc formellement que Charlier fut un magicien. Bibliographie : Robert Lund, A Female Charlier in Magic Cauldron Magazine, Décembre 1996. © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, Richard Raczynski. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur. Sur l'image qui illustre notre notice : Houdin, Robert & AJL Hoffmann: The Secrets Of Conjuring & Magic or How To Become A Wizard ©1878 George Routledge and Sons Limited Hardcover, 156 pages Comments:Translated into English by Professor Hoffmann. Ci-dessous, la table des matières : 7 Editor's Preface 9 Author's Preface And Dedication 11 The Home Of Robert-Houdin 19 Introduction 20 Conjuring And Its Professors 22 The Art Of Conjuring 23 General Principles 25 The Hand 27 Escamotage, Prestidigitation 29 Chapter I: Coin Magic 29 Coin Conjuring 29 I. The Palm Proper 31 II. The Tourniquet 32 III. The Pincette 33 IV. The Coulèe 34 V. The Italian Or "Thumb" Palm 34 VI. Disappearance By Means Of The Sleeve 35 VII. Disappearence By Means Of The Cravat 35 Changes - Modes Of Substitution Of One Coin For Another 35 I. The Change By Means Of The Palm Proper 36 II. The Change By Means Of The Coulée 36 III. The Change By Means Of A Tray 37 More General Principles 45 Coin Tricks 45 I. The Melting Coin 46 II. The Flying Coins 50 III. The Shower Of Money 52 IV. The Multiplication Of Money 55 V. Magical Filtration Of Five-Franc Pieces 57 VI. The Intelligent Coin 58 VII. The Two Hats 59 VIII. The Golden Coin In A Dinner-Roll 61 Chapter II: Card Magic 61 Introduction 61 Various Sleights Employed In Card Tricks 62 Sleights Of General Use 62 I. To Make The Pass 64 II. To Make A False Shuffle 66 III. Forcing A Given Card 68 IV. To Change A Card 70 V. To Palm A Card 72 VI. To Replace A Palmed Card 72 VII. To Get Sight Of A Card 73 Special Sleights Used In Particular Card Tricks 73 I. The Card Thought Of 74 II. The Pass, Reversed 74 III. To Slide Back A Card 75 IV. The Wide Or Long Card 75 V. The Bridge 76 VI. Marked Cards 77 VII. Cards Arranged In A Given Order 78 VIII. To Change One Pack For Another 78 Ornamental Sleights 78 I. To Make The Pass With One Hand 81 II. To Change A Card With One Hand 82 III. To Ruffle The Cards 82 IV. To Throw The Cards 83 V. To Spring The Cards From Hand To Hand 84 VI. The Cards Simultaneously Turned Over 85 VII. To Pick Up An Outspread Pack Of Cards 85 Tricks With Cards 85 I. Clairvoyance By Touch 87 II. Mene, Tekel, Upharsin 88 III. The Cards Passing Up The Sleeve 90 IV. The Cards Made Larger And Smaller 92 V. The Ladies' Looking-Glass 95 VI. The Sympathetic Cards 96 VII. The Electrified Cards 99 VIII. The Power Of The Will 100 IX. The Mesmerised Cards 102 X. The Metamorphoses 103 XI. A Magical Transformation 104 XII. The Card Thought Of 105 XIII. Thought Anticipated 106 XIV. The Thoughts Of Two Persons Anticipated 107 XV. The Four Aces 110 XVI. The Card In The Pocket-Book 111 XVII. Now! 112 XVIII. The Flying Aces And Kings 113 XIX. The Protean Pack Of Cards 115 Chapter III: Sundry Expedients And Tricks Of Various Descriptions 115 To Palm Corks, Lumps Of Sugar, And Other Objects Of Small Size 115 A Digestive Dessert—to Eat Corks 116 Sundry Methods Of Vanishing Articles Using A Table 116 Description Of The Table 117 To Vanish An Article In The Act Of Picking It Up 117 To Vanish An Article In The Act Of Throwing It Up Into The Air 117 To Vanish An Article In The Act Of Throwing 117 To Vanish An Article By Rolling It Away 117 Substitution Of One Article For Another By Means Of Second Method 118 To Vanish A Pack Of Cards 118 To Change A Pack Of Cards Into A Bird 118 To Introduce A Cannon-Ball Into A Hat 119 The Chinese Rings 120 The "Passes" With The Rings 120 Pass With Two Rings 121 Pass With Three Rings 121 Pass With Four Rings 122 Pass With Twelve Rings 122 Inextricable Chains 123 The Crystal Balls 123 Preliminary Preparations For The Trick 124 Pass I: The Production Of The Wand 123 Pass II: To Cause The Appearance Of A Crystal Ball 125 Pass III: To Divide A Crystal Ball Into Two Portions 125 Pass IV: To Produce A Little Ball From A Large One 126 Pass V: To Pass A Little Ball Into A Large One 126 Pass VI: To Make One Ball Pass Into The Other 126 Pass VII: To Stain A Crystal Ball Red 127 Pass VIII: To Get The Ball Out Of The Bottle Again 127 The Cannon-Ball Trick 129 The Vase For The Cannon-Ball 130 The Plumes And Shower Of Sweets 130 The Plume Trick 131 The Shower Of Sweets 133 Chapter IV: the Cups And Balls 133 Introduction 133 Appliances And Accessories Necessary For The Performance Of The Trick 134 General Principles 134 I. To Conjure Away A Small Ball 134 II. To Produce A Small Ball 135 III. To Secretly Introduce A Small Ball Under A Cup 135 IV. To Pass A Small Ball Between Two Cups 135 V. To Cause The Disappearance Of A Small Ball Placed Between Two Cups 135 VI. To Cause The Appearance Of A Large Ball Under A Cup 135 Feints 136 Passes And Vocabulary 137 Burlesque Introductory Address 138 Working The Cups And Balls In The Old Style 140 Conus' Method 142 Bosco's Method (Bosco's Presentation Of The Cups And Balls) 143 Bosco's First Pass 143 Bosco's Second Pass 144 Bosco's Third Pass 145 Chapter V: Various Tricks 145 The Birth Of Flowers; Or, Magical Vegetation 148 The Miraculous Fishery; Or, The Bowls Of Gold Fish 150 Dr. Lynn's Method 151 The Marvellous Equilibrium 153 Conclusion 155 Notes

lundi 30 juillet 2012

ADAMS, Soren Sorensen (1879-1963).

Éditeur, inventeur naturalisé américain. Né près de la ville de Aarhus au Danemark, il émigre avec sa famille aux États-Unis en 1904. Alors qu’il débute dans une entreprise de teinture, il s’aperçoit qu’une peinture fait éternuer ses utilisateurs. Il en extrait la cause, baptisée poudre Cachoo qu’il commercialise dans le registre des farces et attrapes. Sa société du même nom s’installe à Plainfield dans le New Jersey (devenant S.S Adams Co). Il s’ensuit une kyrielle d’articles dévolus au rire et à l’amusement : poil à gratter, boule puante… Il complète son panel destiné à distraire les familles avec une gamme de tours de magie et d’énigmes et se lance dans l’édition magique, avec notamment Magical Mysteries en 1920. Il met au point, tout au long de sa carrière, six cents articles différents, déposant quarante brevets. Bibliographie : The Reader's digest, Volume 38, 1941. Popular Science, janvier 1955.

samedi 16 juin 2012

NECROMANCIE

Si l’on s’en réfère à Grillot de Givry (1870-1929), dans son ouvrage Le Musée des sorciers, mages et alchimistes (édition Tchou, 1966, p. 173) l’invocation des morts procède immuablement d’opérations liées à la sorcellerie, remontant à l’Antiquité, voire à la nuit des temps. Avec l’évolution des techniques, cette convocation des esprits (à défaut de conversation) se fit par des procédés toujours plus innovants : écritures automatiques (on pense ici au baron Ludwig de Guldenstubbé, 1820-1873), à l’agent Inconnu, (Marie-Louise de Monspey,1733-1813), au spiritisme d’Hippolyte Léon Denizard Rivail dit Allan Kardec (1804-1899)… Si le XVIIIe siècle semble propice à ces improbables découvertes (forme de réactivité irrationnelle face au rationalisme ambiant qui prévalait au siècle des Lumières), le XIXe siècle ne fut pas en reste, avec l’avènement de l’occultisme dit de la Belle époque en forme de fourre-tout. Citons dans cette galerie de personnages emblématiques : Gérard Encausse (dit Papus 1865-1916, In L’Escamoteur, sous la direction de Robelly, années 1947 à 1951, pp. 1142, 1205, 1399), Héléna Petrovna von Hahn (dit Madame Blavatsky, 1831-1891). Il fallait bien que la prestidigitation réponde (en partie) à la demande d’un certain public fasciné, flirtant quelquefois dangereusement avec un mélange des genres, contribuant à imbriquer « magie » et « magistes » comme un ultime rappel aux poncifs de la Renaissance. Certains prestidigitateurs professionnels n’hésitant pas à semer le doute en accréditant la thèse d’une possible voie « parapsychologique », chemin nébuleux par excellence, dans lequel s’engouffrèrent nombreux pseudos professeurs et autres fakirs de circonstance. Pour illustrer cette ambivalence assez répandue, revenons à titre d’exemple, sur les attaques frontales du magicien anglais John Nevil Maskelyne (1839-1917, voir notice) à l’encontre des médiums. Charges quelquefois intrigantes, voire ambiguës… Ainsi, dans un article paru dans Pall Mall Gazette, il reprend le phénomène des tables tournantes, en avançant une explication relevant purement du paranormal : « (…) Je pense qu'il doit y avoir eu quelque force psychique ou nerveuse neutralisant les lois de la gravitation. » (In Mr. Maskelyne and the spiritualists, 23 avril 1855). La même année, l’Amérique allait voir arriver (via l’apport technologique du daguerréotype) une nouvelle forme de nécromancie, véhiculée par les médiums dits photographiques (William H. Mumler, 1832–1884, faisant figure de pionnier). En France, il faudra attendre 1870 pour découvrir les dérives engendrées par ces trucages : Pierre Gaëtan Leymarie (1817-1901) et sa Société Spirite vont populariser et financer le photographe Édouard Isidore Buguet (Attraction médiumnique, 5, bd Montmartre, à Paris) capable à l’insu (?) de ses commanditaires de faire apparaître l’esprit invoqué grâce aux plaques de verre. (Il s’agissait de superposer, au développement, une silhouette floue obtenue depuis un mannequin sur le décor de base). Ce croisement subtil est l’aboutissement moderne des empiriques lanternes magiques (voir notice) et autres fantasmaparastasies déjà mises en exergue par le magicien belge Etienne Gaspard Robert dit Roberston (1764-1837, voir notice). Dès 1872, l’expression « photographe spirite » entre dans le vocabulaire des occultistes de salons, générant dès lors, comme pour chaque science établie, un florilège de passionnés et de spécialistes, dont l’expert Alexandre Aksakof (1832-1903, conseiller impérial à la Cour de Russie). D’autres photographes, mais aussi des artistes « médiums » graveront leurs noms dans des clichés à la gloire de l’entité : Eugène Thiebault (né en 1825), Sven Türk (au Danemark, dans les années 50), Albert von Schrenck-Notzing (1862-1929, en Allemagne)… Il ne reste plus rien de cette mode de l’au-delà aux couleurs Sépia, tombée aujourd’hui en désuétude. Pourtant, cette intrusion dans l’univers du fantastique servit de préambule technique à une série de trucages développés par George Méliès (1861-1938) et Gaston Velle allant jusqu’à l’usage « du vert », devenu incontournable dans l’univers des superproductions cinématographiques. Bibliographie : J. Finot, La photographie transcendantale (les esprits graves et les esprits trompeurs), Revue des Revues, pp. 133-141, avril 1896. M. Milner, La Fantasmagorie. Essai sur l’optique fantastique, Paris, Presses Universitaires de Giordana Charuty, in Terrain, n° 33, septembre 1999, La Boîte aux ancêtres, Photographie et science de l’invisible, pp. 57-80. Catalogue de l’exposition Le Troisième œil, la photographie de l’occulte, du 3 novembre 2004 au 6 février 2005, Maison Européenne de la Photographie, Ville de Paris. © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, Richard Raczynski. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

dimanche 10 juin 2012

Deuxième tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes

Le Blog Reflets du passé est heureux de vous annoncer la sortie prochaine (en juillet 2012) d’un Deuxième tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes de Richard Raczynski (aux éditions Dualpha, collection Insolite). 385 notices supplémentaires viennent ainsi étoffer le premier volume (Un tour du monde de la Magie et des Illusionnistes, 747 notices). Liste des 385 notices du second tome : ABBEY GUILD of MAGICIANS, Cf. INSTITUTE of MAGICIANS. ABBOTT, Percy. ABECEDAIRE RECREATIF. ABONOTIQUE, Alexandre d’ ACADEMY of MAGICAL ARTS (1963), Cf. LARSEN, William W. Larsen Jr. ADAMS, Morley Adams ADAMS, Soren Sorensen ADRION, Alexander ALBERTUS, pseudonyme ALCOFRIBAS ALADDIN HOUSE ALMA, George William, dit Will ALMANACH forain ALSDORF, Donald Holmes AMERO, Constant AMOUR, Pietro ANTONIO, Carlo ARCHIVES FILMEES ARCHIVES VIDEOS ARGENTINE ARKADIEV, Boris Konstantinovitch, dit ARRAGO, Roman Semenovich Levitin, dit ASTLEY, Philipp AUSTIN, Guy K. BACKHAUS, Willy BACQUET, Paul BAIRD, née Paula Hastings BALBO, The Boy Magician BALL, Walter William Rouse BARBES PALACE, Le BARLOW, P.J Clark dit Frederick BARNETT, Daphné, Lucille BARTL’S, Magasin BAZAR BONNE NOUVELLE, BAZAR EUROPEEN, Le BEAUMONT, Comte BECKER, Rudolph BERTRAM, Charles, James Basset, dit BIALLA, Ralf BIBLIOGRAPHIE BIERE, Arnold De BILLARD BISHOP, Ron BLAKLEDGE, John Elder BLITZ, François. R BLYTH, Will J. BODIE, Walford, né Samuel Murphy BOLETIM MAGICO BONNEFONT, Gaston BOURGUIGNON, Jacques BOUTE-EN-COURROIE BOUTEILLE INEPUISABLE, La BOWSHER, Alex ou Alec BOYD, Ray, Cf. RABOID, Maurice Kitchen dit Rajah BOY MAGICIAN, The BOY’S OWN CONJURING BOOK, The BRADBURY, J. Robert BRANDON, Thomas BRANSON, Lionel Hugh, Major BRAZY BRUNEL, George BULLETIN for FRIENDS of MAGIC HISTORY BURLINGAME, Hardin Jasper BURMAIN, J.H. BURROWS, J.F. CALKIN, George Lance CALVERT John, Madren Elbern, dit CAMPARDON, Emile CANNELL, John Clucas CAPELLI (XIXe siècle). CARD, Madame GILLILAND, née Georgiana Eagle CARDAC, Lionel, Cf. BRANSON, Lionel Hugh, Major CARDO, Probhat Kumar Chatterjee, dit CARLOSBACH, Le Docteur (XIXe siècle). CARLTON, Arthur PHILPS, dit CASTELLI, Horace CAULDRON CALLING, Cf. NOUVELLE ZELANDE, MAGAZINES MAGIQUES CAUSYN, Jacques CAUTARES, John (XVIe siècle). CHALON, Jean CHAMBERLIN, Franck X. CHANDLER, Claude CHAPEAUGRAPHIE CHATEAU CHAUDESAIGUES CHING LAU LAURO CIURO, El Padre Wenceslao Ciuró y Sureda CLEOPÂTRE, Valérie Black dite, Cf. KASFIKIS, Kostano CLEVERMAN, François Eugène Lahire, dit CLIVE, Henry COATS, Joseph, dit Little Joe COLLECTION Evanion, La COLLINS, Pat CONJURER, The CONJURING CHATTER, Cf. NOUVELLE ZELANDE, MAGAZINES MAGIQUES CONUS, Alexandre Rousselot, dit CONUS fils, Etienne Cotte, dit, Cf. CONUS, Louis-Nicolas-François Cotte, CONUS, Louis-Nicolas-François Cotte, dit COOKE, George Alfred Cooke CORAM, Tom, Tommy Whitaker, dit CORNILLOT COURTOIS, Louis, dit Papa CRITIQUE CROSBIE, L. CUCCHIANI, Signor DALE, Alice DALVAREZ, Ariz DAVID, de Bordeaux DAVIS, Miss Nella, Cf. LAURANT, Eugène Lawrence Greenleaf Laurant dit DEDI, Djedi, Djed-Snefrou DE LA MANO, Zell Dreitzehn, dit DEMERSON, Jean-Louis Cf. HANIN, J-L DENTON, Thomas DESSOIR, Max DEVONO, professeur DICTIONNAIRE ENCYCLOPEDIQUE, Le DIDIER, Alexis DONATO, Baron Alfred-Edouard d’Hont, dit DOROTTI, Kléo, Klavdiia Grigojewna Karasik dite DOUGLAS, Lyle DOUGLAS, Robert SMITH, dit Bert DROXLER, Joseph Nicolas Droxler, dit José DUCRET, Edouard DUCROT, Franck DURAND-BRAGER, Jean Baptiste Henri DURGA, Mademoiselle DUITTE DUVAL, Adolph Albert Amrein, dit Ade EDEN théâtre ELBIQUET, Cf. BRANSON, Lionel Hugh, Major ELLIOTT, Docteur James William ELLISON, Docteur Saram EDINBURGH INSTITUTE of MAGICIANS ENIGMA, Miss EPSTEIN, Adam ESCAMOTEUR, Notices de L’ ESPRIT, L’ EVANS, Céleste FAKIRISME FALCONI, Signor FASOLA, Gustave, Fergus Greenwood, dit FAURE-NICOLAY, Nicolas Faure, dit FAUSTINO, Chevallier Maurice, dit FAWKES, Isaac FEATS, Bomelio FELSMAN, Arthur P. FISHER, John FLASOMA, Fédéracion Latino Americana de Sociedades Magicas. FLEMING, Caryl S. Fleming FLOCKTON, John FOIRE, La FONDARD de Joannique. FONVIELLE, Wilfrid de FORREST P.HENDRICKS FOWLER, Gus, Augustus Gerald, dit The Watch King FRANCES, Frances R. Francis dite Lady FROST, Thomas FULBERT, Maxime FUSIER, Monsieur, Cf. CHAPEAUGRAPHIE GAÎTÉ-MONTPARNASSE, Concert de la GARCIMORE, José Garcia Moreno, dit GARENNE, Henri, H. Frank Lind, dit GARNIER, dit le Menteur GERVAIS, André Charles, Professeur GILBERT, Alfred Carlton GOBELIN, Cf. ROBIGNALEUR GOLIARDS, Les GOMBERT, Louis, dit Professeur L. GRAFFIGNY, Raoul Henri Clément Auguste Antoine Marquis, dit Henry GYNGELL, Daniel GYPSKA, La Gitane. HANIN, Louis Demerson, dit Jean-louis HANSON, Herman HARAN, Joannès HARBIN, Ned Williams dit Robert HARCOURT, Alfred, dit Fred HARDEEN, Théo, Weisz Ferenc De zso, dit HASARD HATTON, Patrick Henry Cannon, dit Henry HAUSHEER, Elias HEIMBURGER, Johann Friedrich Alexander HENRY, Enrique Solanas, dit HESS, Larry HESS, Margo HIAM, Frank HISTED, Louis HOLMES, Donald Holmes Alsdorf dit HOUDINI, Wilhelmina Béatrice Rahner dite Bess ILLUSION LLUSIONNISME et FRANC-MACONNERIE INGLEBY, Thomas INSTITUTE of MAGICIANS IRVING, D o c , Irving Papkin JEFFRIES, Corbin Eugène dit Gene JOHNSON, George JOHNSON SMITH COMPANY JOURIUS, Jules Borius, dit KAR-MI, Joseph Bryant HALLWORTH, dit KASFIKIS, Kostano KETZELMAN, José. KINGSFIELD KIRBY, Jon KIRKDALE, G. KOLISCHY KOZLOV, Nikolai, Nicolas KRINSBERG, Carold LAFAYETTE, Sigmund Neuberger, dit The Great LARSEN Sr. William LARSEN, William W. Jr. LATOUR, Harry LAURANT, Eugène Lawrence Greenleaf Laurant dit Eugène LAVAND, Hector Renato Lavandeira dit René LENTIDIGITATION, Cf. LAVAND, Hector Renato Lavandeira dit René LENTZ, Robert, Ismaël LESLEY, Ted LEVITATION en groupe LIAUTY et Madame NI-THA, Le professeur LI KONG LIONETTO, Giuseppe Leoni dit Lionnet ou LLOYD, Roger LOCKE’S CONJUROR’S MAGAZINE LONG, TACK SAM LORE, Henry de LORENTO, professeur MAES, Magicians Alliance of Eastern States MAGIC CASTLE, Cf. LARSEN, William W. Larsen Jr. MAGIC NZ, The, Cf. NOUVELLE ZELANDE, MAGAZINES MAGIQUES MAGIC PARADE NEWSLETTER, Cf. NOUVELLE ZELANDE, MAGAZINES MAGINI, Stanley Hammond, dit MAGIQUES MAGICIAN ANNUAL, THE MAGIGALS, Cf. MARSHALL, Frances Ireland MAHOMMED, Shah MALETZKI, Henri MANO MARCHETTI, Edouard-Jean MARCHE, dit MARCO, Marquis F, Gareh, dit MARGO, Mademoiselle MARO, Walter Truman Best dit Edward MARSHALL, Frances Ireland MARTIN, Esméralda, Mme Krinsberg MARTINEZ MARVELLI, Friedrich Jäckel, dit Fredo MARVELLI Junior, Olof Becher dit MAURER, Otto MAURIER, Henri Lucien Mc COMB, Billy Mc COMB, June, née Cochran MEGRET, Luc MELMORE. W. MENGE, R. Norman MENTOR Magazine, The MERCATORES, Les (Moyen Âge). METAYER, Jean MILDRED, May Cf. ROUCLERE, Harry Rouclere Terhune, dit MINDON MANIA MINORIE, Bennie MIR, Don Alejandro J. Miroli, dit Alex MIRVILLE, Jule Eudes de Cateville de MONT, du (XVIIe siècle). MONTIS, Don José Puchol de MORITT, Charles MORTON (vers la fin du XIXe siècle). M.S. MAHENDRA, Frank B. Sterling, dit MULLER, le docteur MURRAY, Leo Murray Carrington Walters, dit MUSEES sur la Magie. NEIL, Charles Lang NEW CONJURORS’ MAGAZINE, The NITA, Mademoiselle NIXON, William J. Dixon, dit le Grand ou le Doc NOAKES, Ernest Edward NOUVELLE ZELANDE, MAGAZINES MAGIQUES, Les NZSM NEWLETTERS, Cf. NOUVELLE ZELANDE, MAGAZINES MAGIQUES OGILVIE, John Stuart OLGA, Madame OLIVEIRA, Martins de O’NEILL, J. ORACLE, The, Cf. NOUVELLE ZELANDE, MAGAZINES MAGIQUES ORANOFF, Cf. GYPSKA, La Gitane OSIRIAN, revue de la Society of Osiris OSWALD, Williams Oswald, dit OTTENHEIMER, I. et M. PACHECO, Martin PALATINE, Highman PATRICE, Mademoiselle PATRIZIO, Henri (Enrique), comte de Castiglione PEIXOTO, João Peixoto dos Santos, dit PELLEW Percy PENTACLE club, Cf. BALL, Walter William Rouse PETIT CASINO, Le PIERDEL, Delepierre André, dit PINCHBECK, Christopher POLGAR, Franz POPE (XVIe siècle). PRINCE, Arthur QUI MAGIA RABOID, Maurice P. Kitchen dit Rajah RACA, Ramón Casiano Aguirre Ponce, dit le fakir RANNIE, John RAVEL, Emilio Fuentes, dit, REFLETS du PASSE REZVANI, Medjid-Khan, dit RICHARDSON RICHIARDI Junior, Aldo Izquierdo Colosi dit RIKIL, John ROBERT, Gaston, professeur ROBIGNALEUR RODOLFO, R e z so Gac s, dit ROGER, Cf. MULLER, le docteur ROME, Fred, Frederick Henry Toplis, dit RONAY, Germain Sauvard, dit Mac ROSENBERG, Harry W. ROSSIGNOL, Claude ROTERBERG, August ROTHOMAGO ROUCLERE, Harry Rouclere Terhune, dit ROUJOL, Alexandre, dit le père RULLMAN, Léo SABLE, Le SAINT-MARTIN, Marcel SALTIMBANQUE SARGENT, John William SAVREN Professor James SCHUERHOLZ, William Bill H. SCIENTISME SCOTT, Michael SCOTTISH CONJURER’S ASSOCIATION. SECRET ASSOCIATION of AMERICAN MAGICIANS, SAAM SELO, Henri SENKO, Evstati Karaionchev, dit Mister SEYMOUR, Lee Bud Maisel SHEPKOM, Bruno SIROT, Georges SISSOM, John E. SMILER, Julio Santiago Rivarola, dit SOCIETY of AMERICAN AMATEUR MAGICIANS, Cf. SECRET ASSOCIATION of AMERICAN MAGICIANS STAR, Ely STONE, Eugène, Gerald Eugene Speck, dit STRICK, Teddy SUNGUR, Zati SWAMI Cf. NOUVELLE ZELANDE, MAGAZINES MAGIQUES TABARIN, Antoine GIRARD, dit TAILOR, Steeuen (Steven) (XVIe siècle). TESTOT, Felix, dit Monsieur TE TOHUNGA Cf. NOUVELLE ZELANDE, MAGAZINES MAGIQUES THAYER, Floyd G. TONY-CART TOPS, The TRABBOLD, George B. UNAL de CAPDENAC, Georges. VAL VAN HOVEN, Frank VASCO VAUDEVILLE, Cf. VASCO VELLE, Joseph VENTRILOQUES, Les VERONE, Annie VICTOR, Edward Neuschwander, dit VICTORINAS, The, Cf. KAR-MI, Joseph Bryant HALLWORTH, dit VINCENT, William VIZARD, L o u i s VOCATION, La WADDELL, Marjorie WAKELING, Alan WALKER WEHMAN, Henri J. WERNER, Francis J. WIERSBE, Warren Wendel WOMEN in MAGIC, Cf. MARSHALL, Frances Ireland WOOD, W i l l B . WOODWARD, J. Milton, dit Wonder Bar WHITELEY, Harry WYMAN, John Professeur YANOSKY YVONNE, Mary Ellen Papkin, dite Princesse ZIMMERMAN, Dianna ZIMMERMAN, Dick ZOMAHS, Les

lundi 4 juin 2012

Les secrets de la magie électronique (1985).

Saluons l'accès en pdf et en ouvrage classique de la réédition d'un incontournable de la prestidigitation : Les secrets de la magie électronique écrit par l'un des maîtres de la magie moderne : Claude Klingsor, un livre écrit en 1985. La Table des matières est suffisamment éloquente : a) Les COMPOSANTS: 1-Résistances et potentiomètres, Le Code des Couleurs 2-Les condensateurs 3-Transistors et diodes 4-Les Circuits Intégrés 5-L'opto-électronique 6-Bobinages et transformateurs 7-Les relais 8-Microphones et écouteurs 9-Plaquettes et circuits imprimés 10-Les sources de courant 11-Les boitiers 12-Interrupteurs et contacts b) Les CIRCUITS: 1-Minuterie simple 2-Minuterie à répétition 3-Déclencheur sonique 4-Déclencheur photo-électrique 5-Déclencheur par contact liquide 6-Déclencheur à sensor 7-Déclencheur par capacité:l'émetteur 8- Déclencheur par capacité:le récepteur 9-Télécommande par induction:l'émetteur 10- Télécommande par induction:le récepteur 11-Télécommande par ultra-sons:l'émetteur 12- Télécommande par ultra-sons:le récepteur 13-Télécommande par infra-rouges:l'émetteur 14- Télécommande par infra-rouges:le récepteur 15-Télécommande I.R.multi-canaux:l'émetteur 16-Télécommande I.R.multi-canaux:le récepteur 17 Télécommande I.R.multi-canaux:affichage dig. 18-Télécommande radio:l'émetteur 19-Télécommande radio:le récepteur 20-Emetteur son 27 Mc. 21-Préampli pour microphone 22-Récepteur son 27 Mc. 23-Emetteur F.M.95 Mc. 24-Emetteur-espion miniature 25-Récepteur radio sub-miniature 26-Micro Infra-Rouges:l'émetteur 27- Micro Infra-Rouges:le récepteur 28-Micro-stéthoscope 29-Appareil à électriser 30-Générateur H.T.pour lampes 31-Générateur HT/HF pour tubes fluo 32-Bobine de Tesla(petit modèle) 33- Bobine de Tesla (grand modèle) 34-Lampes clignotantes 35-Affichage clignotant 36-Mini-chenillard à 10 canaux 37-Dé electronique 38-Alimentation C.C.pour électro-aimant 39-Chargeur de batteries 40-Testeur de piles 41-Indicateur de voltage à LEDs 42-Indicateur à LED d'état de piles 43-Indicateur de fonctionnement de piles 44-Régulateur de tension 45-Antiparasitage des moteurs 46-Les Symboles c) Les SYSTEMES de DECLENCHEMENT: 1-Lampe,lampe-flash: 2-Résistance ou allumeur électrique 3-Moteur électrique 4-Electro-aimant et solénoïde d) CALCULS et MESURES e) CONSEILS PRATIQUES 5 - LES EFFETS : a) MICROMAGIE 1-Le Bonneteau électronique 2-Le Bonneteau électronique amélioré 3-Le Bonneteau électronique à Sensor 4-Super Bonneteau électronique 5-L'allumette allume-lampe 6-Le Cavalier vagabond 7-Radio-Bic 8-Le Mystère des 3 Princesses Chinoises 9-Le Gobelet des Borgia 10-Cash divination 11-Un tapis de close-up électronique b) CARTOMAGIE 1-La lampe de poche cartomane 2-L'ampoule révélatrice 3-La Musique Fantô;me 4-La carte au ballon automatique 5-Ariane(la toile d'araignée cartomagique) 6-Le Serpent à la carte 7-Télévision à la Carte 8-La carte aux plaques de verre 9-La Houlette Suprême (Klingsor) 10-La plus grande Houlette du monde (Klingsor) 11-Les lanceurs de cartes 12-La Fontaine de cartes c) MAGIE de SCENE et de SALON: 1-La colombe au ballon automatique; 2-les ciseaux magiques 3-le bouquet de Flore 4-la lampe électrique au fil coupé et restauré. 5-La table obéissante 6-les billets de banque volants 7-Transposition de radio et coca-cola 8-Un lapin trop curieux 9-La table qui se déglingue 10-les pièces voyageuses 11-le foulard éclair 12-Le tireur malchanceux d) MENTALISME 1-La boite aux pièces de Corinda 2-Le Dé de Cagliostro(Klingsor) 3-Le coffret aux 7 clés 4-Chronos(Klingsor) 5-La montre à divination 6-L'addition électronique 7-Super montre mentale 8-le Bloc-note mental 9-le support à divination 10-l'horloge à divination 11-Super Cumberlandisme 12-Télépathie Suprême(Klingsor) 13-le nouvel Océan des Lumières e) EFFETS SPIRITES 1-Le cadenas spirite 2-le vase parlant,et ses variantes 3-La main d'Ibicus 4-L'aiguille spirite 5-la cloche d'outre-tombe 6-la voix d'un autre monde 7-la sonnerie des frères Davenport 8-les raps des esprits 9-la famille Balsamo(Klingsor) f) EFFETS de PSYCHOKINESE: 1-Le ballon qui explose 2-le verre qui se casse 3-la vitre brisée 4-la lampe de poche spirite(Klingsor) 5-le voyageur du Temps 6-Télékinésie 7-le Dé obéissant g) MAGIE du FEU: 1-la baguette magique Flash 2-Flash à Ultra-Sons 3-les allumeurs piézo-électriques 4-la bougie obéissante 5-la corde Flash h) GRANDES ILLUSIONS: 1-La chaise"électrique" 2-L'homme "électrique" 3-Electricité Mentale 4-Fluo-lévitation 5-La femme sciée en deux 6-Le Rayon de la Mort du Prof.Mattews 7-La soucoupe volante de l'E.D.F 8-La femme invulnérable

dimanche 3 juin 2012

l’Invisible Lodge

Le site Masonic Forum Magazine (http://www.masonicforum.ro/?cmd=displaystory&story_id=256&edition_id=14&format=html) rend hommage au magicien Howard Thurston, en publiant un reprint du Scottish Rite Journal de mars 1998, signé S. Brent Morris in « Supreme Mother Council of the World of Ancient and Accepted Scottish Rite ». Cette intervention vient étayer notre notice sur « l’Invisible Lodge ». L’intérêt bibliographique provient des sources que nous avons plaisir à relayer. Bibliographie : David Price, The Magician in Masonry, The Trestle Board (publication of the Invisible Lodge, Masonic magicians), vol.1, n° 2, page 8, 1975. William R. Denslow, 10,000 Famous Freemasons. 4 vols. Missouri Lodge of Research, 1958, 1958, 1959, 1960. Toujours pour rebondir sur le sujet : http://www.invisiblelodge.org/ The Only Masonic lodge strictly for Magical Master Masons

DAVENPORT, les frères, Ira (1839-1911) et William (1841-1911).

Magiciens américains. Alors encore adolescents et accompagnés de leur sœur cadette Elisabeth Louisa (née en 1844), la presse locale se fait l’écho d’expériences familiales spirites, bientôt ouvertes aux curieux. L’arrivée des frères Davenport dans l’univers du music-hall (vaudeville) américain se situe une dizaine d’années après l’avènement du phénomène dit spirite (voir notice médiums) et des canulars (avoués rétroactivement) des sœurs Fox (Leah Fox 1814-1890, Margaret Fox dite Maggie, 1833-1893, Kate Fox 1837-1892). Les sœurs Fox, qu’ils côtoient lors d’expériences censées produire de véritables phénomènes physiques, devant un parterre de scientifiques. Ils apparaissent en public avec un tour novateur que beaucoup assimilent à un phénomène paranormal : l’armoire spirite. L’effet : Les frères sont attachés (avec des cordes, puis plus tardivement avec des menottes) et enfermés dans un cabinet (en forme d’armoire) contenant des instruments de musique. Dès lors, dans la concentration et le silence, ils invoquent les esprits, s’ensuit une véritable cacophonie ou une mélodie, qui résonne de l’intérieur. À l’ouverture de l’armoire, les liens semblent intacts. Les magiciens Harry Kellar (1849-1922) et William Fay (Geoffrey Frederick Lamb in Victorian magic, p. 54, revient sur son rôle précis durant le spectacle) travaillent un temps à leur côté. Ils débutent en octobre 1864 et se produiront dans de nombreux pays : En Amérique, puis en Angleterre (à partir de 1864), à Londres (au Queen's Concert Rooms). L’année suivante à Liverpool, à Huddersfield, à Leeds, en France (au château de Saint-Cloud devant Louis Napoléon Bonaparte, 1808-1873), à Paris devant Pierre Chocat dit Hamilton, (1812-1877, beau-frère et successeur de Robert-Houdin, voir notice). En Irlande (en 1866), à Hambourg, à Berlin, en Belgique (à Bruxelles) en Russie (à Saint-Petersbourg), et en 1876, en Australie, où William décède en juillet 1877. Sur l’aspect paranormal, Arthur Conan Doyle (1859-1930, in The Edge of the Unknown) évoque une correspondance entre Ira Davenport et Harry Houdini, lui précisant : « (…) Nous n'avons jamais affirmé en public notre foi dans le spiritualisme. Nous considérions que cela ne regardait pas le public, pas plus que nous ne présentions notre numéro comme résultant d'un tour de passe-passe ou, à l'inverse, comme du spiritualisme. Nous avons laissé nos amis et nos adversaires décider de cela du mieux qu'ils pouvaient entre eux mais, malheureusement, nous avons souvent été victimes de leurs désaccords.» De nombreux prestidigitateurs déclarèrent connaître les trucs des frères Davenport, de Maskelyne (voir notice) à Harry Houdini, affirmant dans son livre A Magician Among the Spirits (1924) qu’Ira Davenport serait allé jusqu’à lui livrer le mécanisme du tour. Leurs piètres prestations parisiennes données le 12 septembre 1865 dans la salle Herz sont relatées dans Magie et Physique Amusante de Robert-Houdin (1877). L’explication donnée par les professionnels s’appuyait sur deux formidables aptitudes physiques et scéniques complémentaires : avec une souplesse et une dextérité stupéfiantes, les deux frères se débarrassaient de leurs liens avant de réapparaître aux yeux du public, entravés à l’aide de nœuds truqués. En 1899 le magicien américain H. Morgan Robinson dit professeur Helmann présentera un numéro s’inspirant directement des frères Davenport. Bibliographie : T. L Nichols, A Biography of the Brothers Davenport. London, 1864. Robert Cooper, Spiritual Experiences, including Seven Months with the Brothers Davenport. London, 1867. Spiritual Magazine, 1868. Th. Henri Martin, Les sciences et la philosophie, Didier et Cie, Paris, 1869. Houdini, Harry, A Magician Among the Spirits. New York : Harper & Brothers, 1924. Arthur Conan Doyle, The Edge of the Unknown, 1930. In L’Escamoteur, sous la direction de Robelly, années 1947 à 1951, p.1654. Filmographie : Georges Méliès, L'armoire des frères Davenport, 1902. © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

lundi 28 mai 2012

Museu de Arte Mágica, Ilusionismo, Prestidigitação

Nous signalons à nos lecteurs le blog officiel du Musée des Arts magiques, de l’illusionnisme et de la prestidigitation du Brésil (à ce jour 303 articles en ligne). Museu de Arte Mágica, Ilusionismo, Prestidigitação Blog oficial - Museu de Arte Mágica, Ilusionismo, Prestidigitação - http://www.museudamagica.com.br/ - Com um acervo que conta com pôsteres, aparelhos de mágica, quadros, livros e fitas de vídeo, o local é o único do gênero em toda a América Latina. Localização: Rua Silva Bueno Nº519 cj 42 São Paulo SP 04208050 Brasil - contato: e-mail: museudamagica@yahoo.com.br fone: +5511 2068-7000 - +5511 2068-2000 - +5511 2061-7373 - +5511 9746-3000 - Mágico: Mister Basart L’animateur de ce blog s’est fait le lien de notre notice sur João Peixoto dos Santos, nous lui adressons nos remerciements et invitons nos lecteurs à lui rendre une visite (qui s’impose).

MAGIA y del OCULTISMO, La Ultima Palabra de la (1943). suite

Une suite s'imposait au précédent billet sur l'ouvrage de magie (en deux parties) publié au Mexique (à Mexico) en 1943 (aux éditions Lucifer), sous forme d’un collectif, intitulé : La Ultima Palabra de la Magia y del Ocultismo, venant enrichir la déjà très féconde bibliographie dévolue aux procédés et autres trucages utilisés par les médiums au music-hall. Il s’agit d’une compilation s’inspirant d’ouvrages antérieurs, vendus le plus souvent dans le cadre des foires, ou par colportages.
Une seconde publication aux éditions de la Biblioteca de Ciencias Ocultas en 1951 (voir photo dans le premier post), comprend 346 figures dans la partie « Magia-Prestidigitacion-Ilusionismo » et de nombreux croquis dans la partie « Ocultismo » sur 466 pages. L’ouvrage fut tiré à 2.000 exemplaires, sans numérotation. Au sommaire : « La magia de la prestidigitacion y del ilusionismo, escamoteo- cartomancia, juegos de salon- juegos de teatro, los sortilegios del amor y del odio- la magia, el ocultismo- telepatia- fakirismo, la magia y el amor, secretos para hacerse amar, transmision del pensamiento- mentalismo, magnetismo sexual- fascinacion, agricultura- artes- industrias- ciencias ». Enfin, une troisième édition de 512 pages, avec un magicien portant un fez, est publiée en 1972 et 1974 à Buenos Aires en Argentine.
D’un tirage relativement important, elle se retrouve diffusée dans de nombreux pays du continent sud-américain, ainsi en 1981, une troisième couverture jaune (sur un bandeau rose) atteste d’un cinquième tirage (à Lima au Pérou) dans une collection de la bibliothèque Zoroastro de 485 pages. Cette collection réédita en 1987 Quiromancia y Quirognomonia de Léo Dumesnil. © Un troisième Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes. Les reproductions totales ou partielles des textes des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

dimanche 27 mai 2012

La Ultima Palabra de la MAGIA y del OCULTISMO, 1951.

La Ultima Palabra de la MAGIA y del OCULTISMO, 1951. Pour enrichir la bibliographie de la dernière notice sur les médiums, citons un ouvrage rare et fort peu répertorié, en langue espagnole, publié par les éditions de la Biblioteca de Ciencias Ocultas,à Mexico, in El Libro Espanol,1951,broché,couverture illustrée,346 figures dans la partie Magia-Prestidigitacion-Ilusionismo et de nombreux croquis dans la partie Ocultismo, 466 pages. Ouvrage tiré à 2.000 exemplaires. Notons que cette seconde couverture atteste d’un deuxième tirage vraisemblablement postérieur à 1951, dans un esprit "années 70".

samedi 26 mai 2012

MEDIUMS et ILLUSIONNISME

L’insertion d’une notice sur les médiums tient pour une large part, à une mode datant du XIXe siècle qui se propagea de l’Europe aux Etats-Unis. Entre le spiritisme français d’Hippolyte Léon Denizard Rivail dit Allan Kardec (1804-1899), et la ténacité du magicien anglais John Nevil Maskelyne (1839-1917, voir notices) véritable spécialiste en subterfuges de tout genre, un large éventail de curiosités s’offrait alors aux spectateurs de la belle époque, allant (à titre d’exemple) d’Anna Eva Fay (1851-1927, voir notice), La grande prêtresse des Mystères, à Karl Germain (1878-1960, voir notice) et sa sœur Ida. Historiquement, on observe chez les professionnels de l’Art magique deux attitudes scéniques antinomiques affichées envers le public par des numéros dits de médium : l’une jouant sur la crédulité, en essayant d’imposer une forme diffuse de supériorité de type paranormal liée à des dons (qui restent encore et toujours à démontrer), et une autre, plus conventionnelle, reposant uniquement sur l’utilisation assumée de trucages non divulgués. Les médiums seraient-ils, à leur insu et depuis toujours, des représentants d’une forme de magie du spectacle ? Nombreux sont les magiciens ayant essayé de percer les pseudos mystères des médiums, ou inversement à avoir intégré rapidement dans leurs « classiques » certaines techniques (comme la ventriloquie) issues de séances médiumniques dévoilées. L’honnêteté intellectuelle doit donc être de mise, en précisant qu’il s’agit là d’un registre « surnaturel » strictement encadré, par extension nommé illusionnisme. Le magicien illusionniste Remy (membre du jury au Concours International de Prestidigitation du 5 juin 1909) signe un rapport sans concession dans son étude Spirites et Illusionnistes, Conférences faites à la Chambre syndicale des Illusionnistes de France, A.Leclerc, 1911. Le comte Paul-Alfred de Saint Genois du Grand-Breucq (1857-1939, dit professeur Dicksonn, voir notice), revient en 1917, dans La Vérité sur le spiritisme et l’exploitation de la crédulité sur certains « médiums ». Citons parmi ces figures de la mystification paranormale : l’Ecossais Daniel Douglas-Home en 1857 (1833-1886, voir notice), Ira et William Davenport en 1865, Carancini en 1913, et Eusapia Palladino (1854-1918). Harry Houdini (voir notice) reste sans conteste, l’artiste le plus engagé contre cette confrérie de « pseudos -spiritualistes », d’où le ralliement de certains auteurs à la thèse d’une disparition du Roi de l’évasion due à un empoisonnement, qui serait imputable à l’un d’entre eux. Indépendamment des personnalités atypiques de ce monde de l’apparat, il faudrait revenir sur l’importance de la mise en scène : chez les incontournables professionnels de l’au-delà citons l’utilisation du noir, permettant généralement aux assistants de déplacer les câbles et autres tirettes, sans oublier les « trompettes à esprits » souvent fluorescentes servant à propager les sons indistincts émis par le monde des revenants. Ces phénomènes auditifs (grésillements, raclements, souffles, crépitements, bruits de pas) suggérés depuis des tubes reliés à des caissons (à la manière des jarres des temples égyptiens et grecs), seront remplacés, au fil du temps, par de la fibre optique et des effets photos voltaïques. Dans leur engagement pour la démystification des trucages utilisés dans les phénomènes parapsychologiques citons notamment : Henri Broch (physicien) avec son ouvrage Le Paranormal, Ses documents, Ses hommes, Ses méthodes, James Alcock (psychologue canadien) avec Parapsychologie, Science ou Magie ?, Isma Visco (voir notice) et ses conférences démonstrations, Martin Gardner (1914-2010, fondateurs du scepticisme scientifique aux Etats-Unis) avec Les Magiciens démasqués. Bibliographie : F-A Gandon, La Seconde vue dévoilée, dernier coup porté aux sorciers et aux sortilèges, Paris, chez les marchands de nouveauté, 1849. Jean-Nicolas Ponsin, La Sorcellerie ancienne et moderne expliquée, Paris, Librairie Encyclopédique de Roret, 1858. Revue Spiritualiste, tome 2, 1859. J.C.F, Zoellner, Transcendental Physics. Boston, Colby & Rich, 1881. Harry Hermon, Hellerism, Second-Sight Mystery, Supernatural Vision or Second-Sight A Complete Manual for Teaching this Peculiar Art, 1884. L’Illusionniste, n° 6, Subterfuges des faux médiums et faux spirites, 1902. M. Remy, Spirites et illusionnistes. (Conférences faites à la chambre syndicale des illusionnistes de France), Paris, Leclerc, 1911. Léon Denis, Dans l’invisible, Spiritisme et Médiumnité : Traité de spiritualisme expérimental, les faits et les lois, Librairie des Sciences Psychiques, Paris, 1911. La Vérité sur le spiritisme et l’exploitation de la crédulité, 1917. Lucien Roure, Le Merveilleux Spirite, Paris, Beauchesne, 1919. Aimo, La voyante, Un livre qui ne se prête pas, Paris, s-d. Brignogan, La sorcellerie amusante, Paris, Louis Chaux, s. d. Paul Heuze, Fakirs, fumistes et Cie, Paris, éditions de France, 1926. Dicksonn, (comte Paul-Alfred de Saint-Genois de Grand Breucq, 1857-1939, dit), Médiums, fakirs et prestidigitateurs, Paris, éditions Albin Michel, 1927. H. Price, Rudi Schneider : A Scientific Examination of His Mediumship, Londres, éditions Methuen & Co, 1930. J. Mulholland, Beware Familiar Spirits, New York : Charles Scribner’s Sons, 1938. Jules Dhotel (dit Hedolt), in Deux conférences sur la prestidigitation : Médiumnités, fakirisme et transmission de pensée, Paris, A. Mayette, 1948. Robert Tocquet, Tout l’Occultisme dévoilé, médiums, fakirs, voyantes, Amiot-Dumont, 1952. R. Ormond et O. McGill, Into the Strange Unknown, 1959. Walter Gibson, Secrets of Magic, New York : Grosset & Dunlap, 1967. Eugene Burger, Spirit theatre : reflections on the history and performance of seances, Kaufman & Company, 1986. P.G. Birdsell, How Magicians Relate the Occult to Modern Magic, An Investigation and Study, Simi Valley, Californie, Silver Dawn Media, 1989. Jacques Malthête, Michel Marié, Georges Méliès, l'illusionniste fin de siècle ?, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 13-22 août 1996, Presses Sorbonne Nouvelle, 1997. Figures loufoques à la fin du XXe siècle, Art et Littérature, sous la direction de Jean-Pierre Mourey et Jean-Bernard Vray, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2003. Photo : L'esprit s'amuse - Constance Cummings, Rex Harrison, Hugh Wakefield. © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

mercredi 23 mai 2012

L’illusionniste des prétoires : Colin dit Lucco (1932).

On mesure la popularité d’un art majeur à ses glissements sémantiques dans les différents vecteurs de l’expression publique. Ainsi, le ton de la « Revue Hebdomadaire », du 18 novembre 1932, qui reprend, sous couvert d’un scandale politico financier (in « Sur le Champs clos de l’aviation Marchande »), le vocabulaire de l’illusionnisme : « (…) Le scandale, Messieurs, le voici… La main de l’illusionniste a plongé dans la toque du juge et c’est soudain, au bout des doigts agiles, une floraison de papiers de la Sainte-Farce. Faux chèques, faux bordereaux, faux pneumatiques, faux rapports, des faux partout, des faux plus faux que nature, bien moulés et tournés à miracle. Il y a tant de faux, qu’il semble qu’une armée de faussaires ait travaillé des mois sous quelques maître ès arts de tromperie, à en fabriquer des liasses » « La fête continue. Maintenant, sur la toile du décor, se profile une ombre inquiétante : celle de la Sûreté générale. À peine est-elle apparue que la grande Presse d’informations plonge, tête première, vers les trous de souris ». « Elle mettra 48 heures à reprendre ses sens, 48 heures pour accorder ses violons. Le prestidigitateur a fini ; il salue, il ôte son masque : il s’appelle Colin dit Lucco, il est plagiaire breveté, maître chanteur, escroc, virtuose de l’aventure ; indicateur de police par surcroît. Le voici, le sourire aux lèvres, qui dévoile ses trucs et fait démonstration de son tour de main. La rampe entière inonde de ses feux le jeu de l’acteur, tandis que la presse de gauche, dans un geste attendri, serre sur son cœur les calomniés, MM. P.-L. Weiller et Emmanuel Chaumié que le juge d’instruction vient d’innocenter. (…) Vous n’avez rien vu bonnes gens ? La muscade, la vraie, vient pourtant de passer ? Le jeu n’est point ce que vous croyez. Sur Colin dit Lucco, il semble avoir été un agent français en poste en Allemagne responsable d’une crise sur le territoire marocain avec les représentants allemands. Bibliographie : Nicolas Neiertz, Argent, politique et aviation. L’affaire de l’Aéropostale (1931-1932), in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, N°. 24 (Octobre - Décembre, 1989), pp. 29-40. © Un Troisième Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

dimanche 20 mai 2012

The Masonic Magician

Nous avions sur ce blog, déjà évoqué l'ambivalence entretenue par Cagliostro, dans un registre équivoque où la prestidigitation croisait crédulité et rites égyptiens. L'ouvrage The Masonic Magician co-écrit par les auteurs Philippa Faulks et Robert L. D. Cooper, publié chez Watkins Publishing, en septembre 2008, 317 pages s'en fait la synthèse. Les informations qui suivent proviennent de sites anglo-saxons qui présentent l'ouvrage, incontournable pour tous les bibliophiles de l'Art magique: The Life and Death of Count Cagliostro and His Egyptian Rite. The Masonic Magician tells Cagliostro’s extraordinary story,complete with the first English translation of his Egyptian Rite of Freemasonry ever published. The authors examine the case made against him, that he was an impostor as well as a heretic, and find that the Roman Church, and history itself, have done him a terrible injustice. Philippa Faulks is a writer on the occult with a special interest in the magical life of Ancient Egypt. She lives in Suffolk, England Robert L.D. Cooper is a Scottish Freemason and Curator of the Grand Lodge of Scotland Museum and Library in Edinburgh. He is the keeper of the oldest Lodge records in the world, dating from 1599. He writes and broadcasts on all aspects of Freemasonry, and has lectured on the topic throughout the world. He is the author of any books including The Rosslyn Hoax and Cracking the Freemason's Code. Introduction : Miracle-worker or man of straw? Count Alessandro Cagliostro was a cult figure of European society in the tumultuous years leading to the French Revolution. An alchemist, healer and Freemason, he inspired both wild devotion and savage ridicule – and novels by Alexander Dumas, a drama by Goethe and Mozart’s opera The Magic Flute. Cagliostro’s sincere belief in the magical powers, including immortality, conferred by his Egyptian Rite of Freemasonry won him fame, but made him dangerous enemies, too. His celebrated travels through the Middle East and the capitals of Europe ended abruptly in Rome in 1789, where he was arrested by the Inquisition and condemned to death for heresy. The Masonic Magician tells Cagliostro’s extraordinary story, complete with the first English translation of the Egyptian Rite ever published. The authors examine the case made against him, that he was an impostor as well as a heretic, and finds that the Roman Church, and history itself, have done him a terrible injustice. This engaging account, drawing on remarkable new documentary evidence, shows that the man condemned was a genuine visionary and true champion of Freemasonry. His teachings have much to reveal to us today not just of the mysteries of Freemasonry, but of the mysterious hostility the movement continues to attract. A ce jour, aucune édition en langue française.

MARGERY Arthur (1871-1945).

Magicien anglais né à Londres le 11 août 1871, mort le 22 juillet 1945. Le libraire magique. Fabricant, importateur et inventeur de nouveautés magiques. Bibliophile, spécialiste des ouvrages appliqués aux arts dans l’univers de la magie. Il entame sa carrière de prestidigitateur en 1897, se cantonnant à des grands classiques déjà exploités par la profession : jonglage (il sera membre de la société internationale des jongleurs en 1905), ombroscopie, mnémotechnie, et ventriloquie figurent également à son répertoire. Il se produit sous le vocable de Professeur « Conjurer & Illusionist ». Il crée en 1900 aux côtés de Stanley Collins (1881-1966, voir notice) : The Society of Magicians in London (qui comptera un certain Harry Houdini dans ses rangs). Il sera l’un des très rares libraires spécialisés dans la documentation dévolue à l’Art magique. Il se lie tout au long de son parcours professionnel à Ellis Stanyon (1870-1951, collectionneur émérite, libraire, éditeur de la première notice bibliographique sur la magie portant sur 300 références, voir notice). Il semble que ce travail soit, déjà en partie, dû aux connaissances de Margery. Il collecte tout au long de son existence les éléments (sur support papier) inhérent à sa profession : manuscrits, livres, livrets, programmes, affiches, plans, prospectus… En 1914, il prend l’ascendant sur ses concurrents en devenant un libraire reconnu mondialement. Il édite en 1924 un catalogue aux références somptueuses, probablement jamais égalées (dans son siècle) : Magicana. Au-delà du spécialiste, il devient l’un des premiers historiens de la magie, une référence incontournable pour tous les amateurs de prestidigitation. Après sa mort, son imposante collection (8000 références) est rachetée par la librairie Foyles. Bibliographie : Magic Wand, juillet 1914. Magic World, septembre 1923. J.F. Burrows, Programmes Of Magicians, 1930. George Johnson, notice nécrologique in Sphinx, septembre 1945. Victor Grillodin, Magical Bibliographies : A Guide, J.B Findlay, Shanklin, 1953. Trevor H. Hall, Old conjuring books : A bibliographical and historical study, Duckworth, p.6, 11, 96, 1972. Alfredson James, Notice biographique, in Magicol, n° 32, août 1974. © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

samedi 19 mai 2012

MAGIE BLANCHE

La Nouvelle magie blanche dévoilée de Jean-Nicolas Ponsin, 1852. « Grande initiation à la vraie pratique des célèbres physiciens prestidigitateurs comme Pinetti, Jérôme Sharp, Decremps, Wals, Robertson etc... et mis à la portée des curieux par un amateur ». Nouvelle Magie Blanche Dévoilée, Physique Occulte, et Cours Complet de Prestidigitation (New White Magic Explained and Complete Course of Prestidigitation) publié simultanément à Reims et à Paris en deux volumes en 1852 et 1853. Une seconde édition en un seul volume est triée à Paris en 1858, sous le titre La Sorcellerie Ancienne et Moderne Expliquée. Ouvrage dans lequel le Professeur Hoffmann, puisera (avec) Robert-Houdin, quantité d’observations. Une traduction en deux volumes (initiée par Hoffmann) sera publiée en 1937 par l’éditeur S.H. Sharp : « Ponsin On Conjuring ». Paris, Ruel aîné, 1852, in 12, illustré de 3 grandes planches lithographiées. Bibliographie : Fechner Prestidigitation, p.22. Ruegg, p.12.

UN ILLUSIONNISTE indélicat au Grand Orient en 1830

Extrait d’un compte-rendu publié in La Revue de la franc-maçonnerie, 1830 (p.103), qui revient sur les agissements en loge, d’un prestidigitateur pour le moins facétieux. Manière de recadrer la charité au sein de l’obédience. « Le Grand Orient de France, par une circulaire imprimée sous la date du 5 février 1826, et adressée à tous les ateliers de sa correspondance depuis dans son procès-verbal de la fête de l’ordre du 26 juin 1827, leur signala un sieur Degravelle exerçant la profession de physicien prestidigitateur,qui au moyen de patentes, brefs ou diplômes faux ou altérés, extorquait des métaux aux ateliers ou aux frères. La coupable industrie de ce soi disant maçon n’a pas cessé. Il est encore récemment parvenu sous différents noms à tromper la bonne foi et la confiance des ateliers et des frères. La respectable loge de la Philanthropie à l’orient de Saint Quentin a conformément à l’article 342 des statuts retenu le diplôme qu il présentait sous le nom de Philippe et l’a adressé au Grand Orient qui dans sa chambre de correspondance et des finances le 19 décembre dernier, a arrêté que ce diplôme serait déposé aux archives, après avoir été bâtonné, et qu’un nouvel avertissement serait donné aux ateliers. Les ateliers et les frères particulièrement dans les départements ont souvent à exercer leur bienfaisance fraternelle. Il est de leur intérêt en remplissant ce devoir, touchant en cédant à ce mouvement du cœur, de s’assurer que le titre maçonnique est régulier sans altération et que le porteur est bien le frère à qui il a été délivré. Ce n est qu’après cette vérification toujours nécessaire, que les ateliers peuvent viser les titres des frères qu’ils ont secourus. Nous profitons de cette occasion pour rappeler aux ateliers que des frères exploitant la maçonnerie dans des intérêts particuliers, que le Grand Orient n’a point à examiner, sollicitent des secours ou des dons, tantôt en faveur des décorés de Juillet, tantôt des Polonais etc Les ateliers et les maçons n’ont sans doute pas perdu de vue à cet égard que pour les blessés de juillet 1830, il y a la commission municipale établie à l’hôtel de ville de Paris, pour les Polonais un comité central présidé par l’illustre frère général Lafayette, tous deux publics ou avoués par l’autorité civile, et chargés chacun spécialement de recevoir les dons d’après leur destination. Aucun atelier de Paris ou des départements n’a réclamé l’autorisation du Grand Orient pour se rendre l’intermédiaire de ces sortes de souscriptions. Le Grand Orient n a donné à aucun atelier à aucun maçon, l’autorisation de solliciter la bienfaisance maçonnique en faveur de qui que ce soit. Si le Grand Orient avait quelque souscription à proposer s’il croyait devoir seconder les intentions de quelques ateliers de quelques maçons dans des œuvres de bienfaisance, les ateliers en seraient informés directement soit par la correspondance ordinaire soit par des circulaires, ad- hoc. P Morand secrétaire ».

vendredi 18 mai 2012

Estoc

Le Dictionnaire Universel François et Latin,(in Volume 2)de Trevoux publié en 1732, revient sur l’un des sens du mot Estoc (éstoc), en rapport direct avec « une manipulation » des escamoteurs de rue : « En termes de Joueur de Gibecières & de bonneteau, on appelle faire l’estoc,lorsque l’on fait passer la carte de dessus dessous, sans que personne s’en aperçoive. Les Bonneteurs font l’estoc avec une adresse merveilleuse, de sorte que l’œil y est trompé et ne peut s’en apercevoir ».

jeudi 17 mai 2012

Mystères et secrets de la baguette magique.

Mystères et secrets de la baguette magique. Faisant suite à notre notice sur Luc Megret, voici quelques photos de l’un de ses ouvrages : Mystères et secrets de la baguette magique, 60 Nouveaux tours de Prestidigitation, Pour les professionnels - pour les amateurs. Il s’agit d’une publication en deux tomes de 51 pages, au format grand volume in-8 broché, édité en 1948, par C. Vaubaillon à Paris. L’escamotage à la main d’un gobelet rempli d’eau est illustré par l’auteur. (Comme l’ensemble des tours décrits).
Sur Luc Megret (in Annuaire général des gens de lettres 1932) :

GILL, Robert

Une vente aux enchères à Paris, (Hôtel Drouot) le 16 décembre 1974 sous le maillet du commissaire-priseur Me J. Hoeban proposa de nombreux livres et documents relatifs à l’expression magique. Le catalogue s’intitulait : « Prestidigitateur : magie, fakirs, guignol, forains, saltimbanques... plus d’un tour dans son sac », décrivant un fonds livresque magique provenant de la succession de M. Gaillard (le prestidigitateur Robert Gill), expert : Mme J. Vidal-Mégret. Ce catalogue figure à l’inventaire des Archives Nationales (in collections des catalogues de vente de livres, autographes, documents). Malheureusement, retrouver des éléments biographiques relatifs à ce magicien français, semble compliqué, voire en l’état, impossible. Un autre « Robert Gill » signa un ouvrage en langue anglaise : Magic as a performing art : a bibliography of conjuring, publié en 1976. On peut consulter un article français relatif à son travail de recherches dans la revue Arcane n°5, Février 1977 : Le magicien polyglotte : critique du livre en anglais de Robert Gill : magic as a performing art. Il s’agit d’un libraire bibliophile anglais, magicien amateur. Son ouvrage fait aujourd’hui référence. Bibliographie : Linda Keir Simons, The Performing Arts : A Guide to the Reference Literature, 1994. © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

lundi 14 mai 2012

INVISIBLE LODGE, the (1953).

La magie compte de nombreux artistes francs-maçons citons les Frères Houdini, Howard Thurston, Harry Kellar, Harry Blackstone Sr., et Harry Blackstone Jr. Certains magiciens appartenaient à un club magique réservé aux artistes francs-maçons, se produisant lors de sessions dans le cadre de conventions internationales, fondé par le prestidigitateur britannique Brewerton H. Clarke (dit Sir Korim Felix, 1905-1986). Le club s’appuie sur son propre rituel (depuis le prophète Zoroastre, Astre d’Or), englobant des éléments empruntés conjointement à la franc-maçonnerie et au monde de l’illusion, dont le point d’orgue se situe un peu avant minuit. Membres de l’Invisible Lodge : Blackstone (né Henri Bouton, 1885-1965), Okito (né Théo Bamberg, 1875-1963), Carl Ballantine (né Meyer Kessler, 1917-2009), Jack Gwynne (1895-1969). La Loge Invisible compta jusqu’à 800 membres « répartis sur la surface du globe ». Un site associatif intitulé Invisible Lodge of Ohio précise : « Le but de la Loge invisible est de promouvoir une association honorifique de magiciens maçonniques travaillant sous la juridiction du Monde connu et inconnu. La raison de cette réunion, c’est de contribuer à maintenir des relations établies depuis longtemps, entre des membres ayant les mêmes centres d’intérêts. (…) L’association met un lieu à la disposition des frères se réunissant sous la fraternité de la franc-maçonnerie alliée à l'esprit des arts du spectacle. Quiconque souhaite devenir membre de la Loge Invisible doit être un maître-maçon et appartenir a une association de magie ou de spectacle (clown) reconnue ». (Traduction de l’auteur). Le site propose une très riche notice historique basée sur les travaux du passé maître de la Loge n° 10, Richmond (Virginie) Walter J.Harmon (magicien et franc-maçon, membre actif de cet atelier durant 28 ans). Notons que dans ce rituel, le Vénérable de la Loge (le président) est désigné par les mots : Master Magician. L’invisible Lodge semble s’apparenter à L’invisible Collège britannique évoquée dans les courriers du chimiste anglais Robert Boyle (1627-1691) entre 1646 et 1647, antichambre occulte de la Royal Society fondée en 1660 pour l’amélioration du savoir naturel. Source : Site : invisiblelodge.freemason.com Bibliographie : Beacon, A joint Publication of The Grande Lodge of Ohio & The Ohio Masonic Home, mars-avril 2008, Vol. 15, n° 2, p. 11 Lionel Fanthorpe, Patricia Fanthorpe, Mysteries and secrets of the Masons : The story behind the Masonic Order (p. 211), 2006, Dundurn Press. The New York Times, 3 Novembre, 1926, p. 23, 4e Colonne, Services at Elks Club by Jewish Theatrical Guild, N.V.A., Masons and Magicians. Source sur les magiciens francs-maçons : http://mill-valley.freemasonry.biz/masonic-magicians.htm © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

dimanche 13 mai 2012

JOHNSON SMITH COMPANY (depuis 1914).

Société américaine de diffusion et de vente par catalogues. Cette compagnie s’enorgueillit d’être l’une des plus anciennes toujours en activité sur le territoire des États-Unis. Sa création remonte à 1905 avec son fondateur, le Britannique Alfred Johnson Smith, qui propose en Australie un catalogue de « farces et attrapes » complété de nouveautés « amusantes ». La structure débute réellement en 1914, avec un premier envoi postal depuis la ville de Chicago, à destination d’un client Australien. En 1926 la société se déplace à Racine dans le Wisconsin, puis à Detroit en 1935. Région où elle va prospérer durant trente-cinq années. Les catalogues Johnson Smith & Co sont aujourd’hui très prisés par les collectionneurs de magie (The parlor conjurer magic made easy, Art of ventriloquism). Photo : 1927, Johnson Smith & Co. Racine, Wisconsin. © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.

Anne Victorine Savigny, dite Madame de Thèbes (1845-1916).

Si la revue L’Illusionniste (n° 6, 1902) décrit les Subterfuges des faux médiums et faux spirites, elle n’est pas la seule. On pense plus tardivement à l’ouvrage de Robert Tocquet, Tout l’Occultisme dévoilé, médiums, fakirs, voyantes, 1952. Le journaliste français Jacques Mauprat (in Le Progrès Illustré) revient très fréquemment dans ses articles, sur le monde de l’occultisme, et plus précisément sur les spiritualistes alors très en vogue. Il décrit l’une des personnalités incontournables de cette époque : Madame de Thèbes (1845-1916), pseudonyme d’Anne Victorine Savigny, une voyante, chiromancienne française. Elle exerçait alors son métier dans son salon, situé Avenue de Wagram à Paris. Chaque année à Noël, elle publie ses prophéties dans un Almanach, largement diffusé. Elle se disait capable de lire dans les lignes de la main (d’un inconnu), en se tenant derrière un rideau afin d’éviter la confrontation visuelle. On lui prête les prédictions de « la guerre des Boers, la guerre russo-japonaise, le déclenchement de la Première Guerre mondiale, la mort violente du général Boulanger, la mort tragique de Catulle Mendès, la mort de William Thomas Stead, l’affaire Caillaux ». Elle écrit L’énigme du rêve : explication des songes, Paris, librairie Félix Juven, 1908. Mauprat revient sur la prédiction faite à son confrère Arthur Meyer (directeur du journal Le Gaulois), prédisant la mort de Félix Faure. En examinant la chronologie des faits, Mauprat pointe une annonce qui survient au lendemain de la mort de Faure, entachant ipso facto sa crédibilité. Madame de Thèbes, souhaitant contrer le journaliste annonce qu’elle prédira d'autres décès accidentels ou tragiques durant l'année, se gardant de divulguer le nom des victimes. Cette riposte accuse sa faiblesse à produire du concret (in n°428, 26 février 1899). Parmi ce florilège « d’esprits éclairés » citons : Mademoiselle Couedon (in la brochure publiée chez Dentu par Gaston Méry : Les prophéties de Mademoiselle Couédon), décrite par Emile Zola (in Nouvelle campagne, 1896). Ruffina Noeggerath (dite Bonne Maman, qui signe des articles in la Revue spirite : journal d'études psychologiques, en 1900). « Antoinette Bourdin, Marie-Antoinette Bosc (dite M.A.B, décédée en 1906), Claire Gallichon (écrivaine et médium), Honorine Huet, la baronne de Watteville » (comme l’énumère l’écrivaine Nicole Edelman dans son ouvrage incontournable : Histoire de la voyance et du paranormal : du XVIIIe siècle à nos jours, 2006). Honorine Huet était une proche du comte d’Ourches (1787-1867), occultiste et mesmériste, de Théophile Gautier, de la comtesse Dash, de Mme Girardin (in Un univers d’artistes autour de Théophile et Judith Gautier, 2003 par Agnès de Noblet). La Russe Madame Ekatérinodar (littéralement don de Catherine) de Viatka (un affluent de la Kama, fleuve de la république du Tatarstan) adepte de magie blanche et de magie noire, rédigeant des livres permettant de préparer des « potions de sorcières » (in n° 167, 25 février 1894). Bibliographie : Baronne de Watteville, Extraits de communications médianimiques, Paris, 1900. Antoinette Bourdin, Les souvenirs de la folie, Genève, éditions J. Benoit, 1875. L’ésotérisme au féminin, Collectif in Politica Hermetica n° 20, 2006. Denis, Léon, Dans l’invisible, Spiritisme et Médiumnité : Traité de spiritualisme expérimental, les faits et les lois, Paris, 1911. Dhotel, Jules, in Deux conférences sur la prestidigitation : Médiumnités, fakirisme et transmission de pensée, Paris, 1948. Dicksonn, Médiums, fakirs et prestidigitateurs, Paris, 1927. L’Illusionniste, n° 6, Subterfuges des faux médiums et faux spirites, 1902. Sources : Bibliothèque Municipale de Lyon, http://collections.bm-lyon.fr/DOC0014a94ed13ccfc2 © Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes. Les reproductions totales ou partielles des notices du blog Reflets du Passé sont soumises au droit d’Auteur.